Duplan Plomberie

01Prestation

Pose et remplacement de WC, lavabos, douches et robinetterie.

Salle de bain en cours de rénovation, carrelage fraîchement posé
Durée moyenne
180 minDurée moyenne
Tarif indicatif
Sur devisTarif indicatif

02En détail

Description de la prestation

Remplacer un lavabo prend deux heures. Remplacer un lavabo dans un appartement dont les évacuations datent de 1930 peut en prendre six, et c’est toute la différence entre un devis tenu et un chantier qui dérape. La pose sanitaire est un métier de préparation bien plus que de plomberie.

Ce que nous vérifions avant de vous chiffrer

Un devis sérieux repose sur un métré, jamais sur une photo. Quatre points déterminent la faisabilité et le prix.

La nature des alimentations. Cuivre, PER, multicouche ou, dans le bâti ancien marseillais, plomb ou acier galvanisé. Un réseau galvanisé se répare mal : chaque intervention sur un raccord fatigue le tronçon voisin, et le remplacement partiel devient vite plus économique que la reprise.

La position et la pente des évacuations. C’est ce qui contraint le plus. Déplacer un WC de quatre-vingts centimètres suppose de recréer une pente d’au moins un centimètre par mètre jusqu’à la chute, ce qui n’est pas toujours possible sans surélever le sol.

La ventilation du réseau. Une évacuation sans ventilation primaire ou sans clapet aérateur se désamorce à chaque chasse et laisse remonter les odeurs. Nous en posons régulièrement dans des installations où le problème était attribué au siphon.

L’état du support. Un WC suspendu demande un bâti-support et un appui capable de reprendre la charge. Sur une cloison en carreaux de plâtre, le bâti se fixe au sol.

Choisir des équipements qui durent

Le sanitaire est un domaine où l’écart de prix ne recouvre pas toujours un écart de qualité — mais où certains choix se paient longtemps.

Sur la robinetterie, la cartouche céramique fait toute la différence. Un mitigeur d’entrée de gamme à cartouche de qualité dure quinze ans ; un mitigeur au design flatteur monté sur une cartouche non standard devient irréparable dès que le modèle sort du catalogue. Nous privilégions les marques dont les pièces détachées restent disponibles dix ans.

Sur les WC, le mécanisme compte plus que la cuvette. Un mécanisme à double commande bien réglé économise plusieurs mètres cubes par an ; un mécanisme bas de gamme fuit dans la cuvette au bout de deux ans, sans bruit et sans trace, jusqu’à la facture.

Sur les receveurs de douche, la résine de synthèse a supplanté la céramique pour de bonnes raisons : plus légère, plus fine, elle permet un receveur extra-plat là où la hauteur manque. Attention toutefois à la classe antidérapante, souvent négligée.

Sur l’eau calcaire de la région, enfin, une douchette à picots silicone et un mitigeur à cartouche protégée valent l’investissement : ils se détartrent d’un passage de doigt.

Le déroulé d’un chantier

Nous commençons par la dépose et la protection : bâches, protection du sol sur le trajet, évacuation des anciens équipements en déchetterie — c’est inclus, et cela évite la benne devant l’immeuble.

Viennent ensuite les reprises de réseau si elles sont nécessaires, puis la pose des équipements, et enfin la mise en eau. Nous mettons en pression et nous laissons reposer avant de refermer quoi que ce soit : une fuite de raccord apparaît dans l’heure, pas au moment du serrage.

Le chantier se termine par un contrôle en votre présence, équipement par équipement : écoulement, étanchéité, absence de contre-pente, réglage de la butée d’eau chaude. Nous vous laissons les notices et les références exactes des pièces posées.

Adapter une salle d’eau au vieillissement

Une part croissante de nos poses vise le maintien à domicile, et ces chantiers ont leurs propres règles.

Le passage d’une baignoire à une douche de plain-pied est la demande la plus fréquente. La difficulté n’est pas la douche, c’est l’évacuation : un receveur extra-plat demande peu de hauteur, mais la bonde et la pente en réclament toujours un minimum. Quand la dalle ne le permet pas, une pompe de relevage discrète résout le problème.

Les barres d’appui ne se posent pas au jugé. Elles doivent être fixées dans un support capable de reprendre le poids d’une personne — donc pas dans une simple plaque de plâtre —, à une hauteur adaptée à l’usage réel, et là où la main se pose naturellement en se relevant.

Le mitigeur thermostatique avec butée de sécurité à 38 °C évite les brûlures, un accident domestique fréquent chez les personnes âgées comme chez les jeunes enfants. Nous le recommandons systématiquement en douche.

Ces aménagements ouvrent droit à des aides — MaPrimeAdapt’, caisses de retraite, parfois la collectivité. Nous établissons les devis au format attendu par ces dispositifs.

Ce que nous garantissons

La pose est couverte par notre garantie décennale ; les équipements le sont par la garantie de leur fabricant, que nous vous transmettons. Si vous fournissez vous-même les appareils, la distinction reste la même : la pose nous engage, la pièce engage son fabricant.

Nous ne facturons jamais une reprise rendue nécessaire par notre propre pose. En revanche, nous vous signalons par écrit, au moment du devis, tout élément existant que nous jugeons en fin de vie et que vous choisissez de conserver — un flexible, une vanne d’arrêt grippée, un siphon fatigué. C’est ce qui évite les malentendus six mois plus tard.

Les erreurs de pose que nous corrigeons le plus

Une part de notre activité consiste à reprendre des poses récentes. Les mêmes défauts reviennent, et aucun n’est une fatalité.

La contre-pente d’évacuation. Un tuyau posé horizontalement, voire remontant légèrement, sur quelques dizaines de centimètres. L’eau y stagne, les dépôts s’y accumulent, et le bouchon revient tous les trois mois sans que personne ne comprenne pourquoi. C’est invisible une fois le meuble en place, et c’est la première chose que nous vérifions sur une récidive.

Le siphon supprimé. Remplacé par un raccord droit pour gagner de la place sous un meuble. Le gain est réel, l’odeur aussi : plus rien n’empêche les gaz d’évacuation de remonter dans la pièce.

Le flexible trop court, ou trop tendu. Un flexible qui travaille en traction ou qui forme un coude serré s’use à cet endroit précis, et rompt là. Il doit décrire une courbe ample, sans contrainte.

Le joint silicone posé en remplacement d’une étanchéité. Le silicone ferme une jonction propre ; il ne rattrape pas un receveur mal calé ni une bonde mal serrée. Un cordon épais et irrégulier trahit presque toujours une tentative de rattrapage.

La vanne d’arrêt absente. Sans robinet d’arrêt sur chaque point d’eau, la moindre intervention future oblige à couper l’immeuble ou le logement entier. Nous en posons systématiquement : c’est quelques euros à la pose, et beaucoup de temps épargné ensuite.

Le cas des petites surfaces

Sur les studios et les salles d’eau exiguës du centre-ville, chaque centimètre compte et les solutions standard ne rentrent pas.

Le lavabo d’angle et le WC à cuvette courte libèrent trente à quarante centimètres de dégagement, ce qui change tout dans une pièce de deux mètres carrés. Le receveur extra-plat sur mesure, découpé en atelier, permet d’occuper une niche irrégulière que rien de standard ne couvre.

Le broyeur reste une solution quand aucune évacuation gravitaire n’est possible — mais il impose des contraintes d’usage strictes, et nous le déconseillons dès qu’une alternative existe. Une pompe de relevage sur douche, plus discrète et moins sensible, convient mieux dans bien des cas.

Nous réalisons ces implantations à partir d’un relevé au millimètre, jamais d’un plan approximatif : dans dix mètres carrés, une erreur de deux centimètres se voit.

Délais et organisation

Un remplacement d’équipement à l’identique se planifie sous huit à dix jours et se réalise dans la journée. Une reprise de réseau ou un déplacement d’évacuation demande un métré préalable, puis une intervention d’un à deux jours.

Les délais s’allongent presque toujours pour la même raison : la disponibilité des équipements. Un modèle courant part du dépôt sous quarante-huit heures, un receveur sur mesure ou une robinetterie de série limitée demande trois à six semaines. Nous vous le disons au devis, pas à la commande — c’est ce qui permet d’arbitrer entre le modèle voulu et la date souhaitée.

En copropriété, une coupure de colonne doit être annoncée aux occupants et au syndic, généralement quarante-huit heures à l’avance. Nous nous en chargeons, et nous calons l’intervention sur un créneau où la coupure gêne le moins.

Nous ne commençons jamais une dépose sans avoir la totalité des équipements en stock. Un chantier ouvert dans l’attente d’une pièce, c’est une salle de bain inutilisable pendant trois semaines pour deux heures de travail.

Un dernier point, souvent décisif : le repérage de la vanne d’arrêt générale et sa manœuvre avant travaux. Une vanne grippée qui casse au moment de la couper transforme un remplacement de lavabo en intervention d’urgence sur colonne, aux frais de personne et au désagrément de tous. Nous la testons systématiquement lors du métré, et nous la remplaçons si elle résiste — c’est une pièce à quelques euros qui conditionne toutes les interventions futures du logement.

04Questions fréquentes

Puis-je acheter les équipements moi-même ?

Oui, et nous vous conseillons volontiers avant l'achat. Nous garantissons alors la pose, mais pas la pièce : c'est la seule différence, et elle est dite à l'avance.

Un WC suspendu est-il possible chez moi ?

Presque toujours, à condition de trouver l'appui et de gérer l'évacuation. Sur une cloison légère, le bâti-support se fixe au sol et non au mur. Nous le vérifions lors du métré, avant de vous engager.

Combien de temps sans eau pendant les travaux ?

Quelques heures, sur la journée de raccordement seulement. Nous organisons le chantier pour que vous récupériez l'eau chaque soir.

Faut-il refaire le carrelage pour changer une douche ?

Pas systématiquement. Un receveur de dimensions identiques se remplace sans toucher au sol. Un passage en douche à l'italienne, en revanche, demande de reprendre la chape et l'étanchéité.