Duplan Plomberie

01Réalisation

Contrôle d'une installation domestique lors d'une recherche de fuite
Après

02Le chantier

Détail du chantier

Appartement au deuxième étage d’un immeuble des années 1980, dans le huitième arrondissement. Une auréole progressait au plafond du voisin du dessous depuis trois semaines, sans qu’aucune trace d’humidité n’apparaisse dans le logement du dessus.

Le point de départ

Un premier artisan avait proposé d’ouvrir le plafond du logement inférieur pour « voir d’où ça vient ». Le syndic nous a consultés pour un second avis avant d’engager des travaux destructifs.

Nous avons commencé par le compteur du logement suspecté : index relevé, tous points d’eau fermés, deux heures d’attente. L’index avait bougé. La fuite était donc sur la partie sous pression, et dans ce logement.

La recherche

La caméra thermique n’a rien donné de net : la fuite était sur une alimentation d’eau froide, sans écart de température exploitable en surface. Nous sommes passés à l’écoute électro-acoustique, tôt le matin pour bénéficier du calme, ce qui a permis de circonscrire la zone à environ un mètre carré sous le carrelage du couloir.

Le gaz traceur a précisé le point. Alimentation coupée et vidangée, injection d’un mélange hydrogène-azote, puis détection en surface : le pic était net, à quarante centimètres du mur porteur, à l’aplomb d’une canalisation encastrée sans fourreau.

Durée totale de la recherche : deux heures quarante.

La réparation

Nous avons déposé quatre carreaux et ouvert la chape sur trente centimètres. Le cuivre présentait une perforation par abrasion, classique sur les alimentations noyées directement dans le béton : le tuyau travaille avec les variations de température, frotte contre le béton, et s’use jusqu’à percer.

Plutôt que de raccorder sur place un tronçon qui allait recommencer à frotter, nous avons abandonné la portion encastrée et repassé l’alimentation en apparent le long de la plinthe, sous cache. La reprise est ainsi accessible pour toute intervention future.

Le résultat

Quatre carreaux déposés au lieu d’un plafond ouvert. Le rapport de recherche, avec les relevés acoustiques et la localisation, a permis la prise en charge par l’assurance au titre de la garantie recherche de fuite, ainsi que la remise en état du plafond du voisin.

Le séchage du plancher a demandé cinq semaines avant la remise en peinture — nous avons insisté sur ce délai, une reprise anticipée cloquant systématiquement.

Ce que le voisin a évité

Le devis initial du premier artisan portait sur l’ouverture du plafond du logement inférieur : dépose du placo sur trois mètres carrés, recherche visuelle, puis reprise complète avec enduit, ponçage et peinture. Rien ne garantissait de tomber juste du premier coup, la fuite pouvant migrer sur plusieurs mètres avant d’apparaître. La recherche non destructive a coûté une fraction de cette somme et a désigné un point situé, en l’occurrence, dans l’appartement du dessus — à un endroit que l’ouverture du plafond n’aurait pas révélé.